Une main m'enveloppe, et tire mon corps de la torpeur hystérique d'un sommeil avorté. Je tremble...Bientôt la pleine lune, pensais-je. J'ai senti cette main, ce spectre m'entourer et m'étreindre. La sensation est indescriptible, comme si une moi parallèle ressentait des émotions et des fluides que le monde réel ne connaît pas. Un monde qui ne comprend pas mes tremblements nocturnes ni les gémissements mystiques qui les accompagnent. Mystique ? ...Ces deux paumes étreignent mon corps et me soulèvent. Qui suis-je ? Suis-je réellement là ? Qui arrive encore à atteindre la petite fille hypersensible qui est en moi et qui se noye peu à peu ?
Les mains, elles disparaissent... Je veux qu'elles reviennent, j'ai besoin d'elles, je sais qu'elles peuvent m'aider. La sensation de chaleur et de glace successive me montre qu'elles sont encore là ; elles s'amusent de mon inconscient.
Ca y est, je suis réveillée, je n'atteins plus ni ne ressent le parallèle. Il était pourtant là...
Bon ça fait un peu penser aux cours de Philo sur l'existence mais bon....
A ce propos, j'ai retrouvé les phrases cultes de mes profs, j'en mettrais donc une par article pour vous en faire profiter.
"Jacques le fataliste c'est une histoire de cul " [ ma prof de littérature ].